Municipales 2020 : l’union de la gauche

Municipales 2020 : l’union de la gauche

Ce dimanche 28 juin s’est tenu le second tour des élections municipales, ce qui nous a permis de clôturer ce cycle électoral hors norme, fragmenté par la crise sanitaire du Covid19.

Mais quel cycle électoral pour le Parti socialiste !

Les résultats sont clairs !

C’est une victoire de la gauche, des socialistes, des écologistes et des citoyens. Le Parti socialiste et ses alliés de gauche se retrouvent aujourd’hui majoritaires dans de très nombreuses communes du pays. Nous avons renforcé notre maillage territorial à l’issue de ces élections, et avons conquis un certain nombre de villes face à la droite ou à LREM.

L’union de la gauche est désormais au centre du jeu politique, et a été le seul capable d’avancer lors de ces élections.

Un ancrage territorial inégalé

Nous pouvons être fiers de notre ancrage territorial : nous sommes le seul parti de France à pouvoir dire que nous avons à la fois une maire d’une ville de plus de 2 millions d’habitants et un maire d’une commune de 17 habitants.

Contrairement à d’autres, nous sommes présents sur l’ensemble du territoire, dans les métropoles comme en milieu rural, et c’est cela qui représente la force de notre parti : son ancrage territorial.

Nos élus sont présents sur tout le territoire, et sont capables de nous apporter leur expertise sur toutes les strates de la société.

Des profils diversifiés

Nous avons connu un plébiscite quasi-intégral de nos maires sortants, qui ont été réélus à Paris, Rennes, Nantes, Clermont-Ferrand, Dijon, Brest, Le Mans, Avignon, Créteil… Cela prouve que leur action est saluée par leurs administrés.

Mais il faut souligner le fait que ce scrutin a été marqué par le renouvellement des politiques. Et nos nouveaux élus sont plus jeunes, ou viennent du privé, du monde associatif, de l’hôpital…

Le renouvellement générationnel est remarquable parmi nos nouveaux maires : Mathieu Hanotin, Cédric Van Styvendael, Nadège Hazzaz, Michaël Delafosse, Nicolas Mayer-Rossignol…

Ce rajeunissement est important, car c’est ce qui nous permettra de travailler sur le long terme.

De plus, la féminisation des maires de grandes villes est un fait significatif et si important. Nous pouvons bien sûr citer Anne Hidalgo, Johanna Rolland, Nathalie Appéré, Martine Aubry, mais aussi Delphine Labails à Périgueux, Ericka Bareigts à Saint-Denis, et si nous descendons dans des communes moins peuplées, Nadège Azzaz à Châtillon, Emmanuelle Gazel à Millau ou encore Valérie Revel à Lescar.

5 femmes ont été élues parmi les 10 villes les plus peuplées de France : il faut s’en féliciter et reconnaître la chance que cela représente pour notre démocratie de voir s’ouvrir ces responsabilités dans des villes importantes.

Le PS ne s’est bien sûr pas imposé seul, et l’union a été réalisée dans de nombreuses communes, en faisant toujours passer en priorité l’intérêt des citoyens et de la gauche.

Ainsi, le travail de ceux qui ont permis l’union de la gauche et la victoire dans de nombreuses villes est à souligner, comme Benoît Payan à Marseille, Emmanuelle Ajon à Bordeaux, Nicolas Bodin à Besançon ou encore Cathy Munsch à Tours.

Nos premiers des socialistes dans toutes ces communes ont participé grandement à ces victoires, qui sont tant celles de la gauche que du PS.

En résumé

– 9 des 11 villes de plus 200.000 habitants sont désormais à gauche

– Le PS dirige 14 villes de plus de 100.000 habitants, dont 6 nouveaux maires

– Sur les 270 villes de plus de 30.000 habitants, 101 sont dirigées par la gauche, et dans 50% des cas, avec un maire PS

– Le PS a conquis 12 nouvelles villes de plus de 30.000 habitants

– La majeure partie des mairies conquises par l’ensemble de nos partenaires de gauche sont le fait de listes de rassemblement, où le PS tient une place importante (Marseille, Bordeaux, Tours, Besançon…).

Le bloc de gauche au centre du jeu politique

Si la droite reste majoritaire, cela est majoritairement dû à la vague bleue de 2014, et nous observons un parti en perte de vitesse (avec les défaites symboles à Marseille et Bordeaux notamment).

Pour LREM, le constat est simple : c’est le pire résultat d’un parti présidentiel de l’histoire politique municipale.

Concernant le RN, la victoire de Louis Aliot à Perpignan de doit pas éclipser la dégringolade du parti et sa perte de nombreux conseillers municipaux au niveau national.

Une leçon est à tirer : la gauche divisée peut perdre, mais la gauche unie, elle, gagne. La leçon de ce scrutin porte autant d’espoirs que de responsabilités.

C’est une nouvelle étape qui s’ouvre pour la gauche et les écologistes : la constitution du bloc social-écologique et démocratique à vocation majoritaire.

Cette victoire est une première étape vers une alternance de gauche pour 2022, et nous permet de prouver que le duel RN / LREM tant annoncé n’est pas implacable !

NB : cette publication est la copie de la lettre aux militants elle est principalement adressée à celles et ceux qui nous lisent et qui ne sont pas encore abonnés à la lettre :  https://www.parti-socialiste.fr/

le Secrétaire de section : Claude Descoubes