Fête de la Rose, édition 2020 à Mugron

L’édition 2020 de la fête de la Rose à Mugron, ce Samedi 28 Septembre a été encore une fois une belle réussite.

Notre parti continue à mobiliser un bon nombre de militants, d’élu(e)s et de représentants d’autres partis de gauche. Alain Bache pour le PC des Landes et Roland Ramis qui représentait la FI.

 Sur la route de Mugron , le passage par Laurède nous invitait à embarquer le souvenir d’Henri Emmanuelli  pour affirmer, si besoin, nos idéaux et rappeler l’importance des engagements à la veille des élections municipales.

Le matin , un débat sur le « Pouvoir de vivre «  réunissait nos élu(e)s nationaux et locaux ainsi que des représentants d’autres partis  de gauche, PC et FI. Nombre de nos combats sont les leurs et inversement.

A la tribune , se sont exprimé(e)s Monique Lubin, Pierre Dharreville, Maryline Perronne, dans un débat animé par Lionel Niedzwiecki sur les thèmes suivants :

– la réforme de l’indemnisation du chômage ;

– le projet de réforme des retraites ;

– le logement social, en particulier sur nos territoires.

Réforme de l’indemnisation du chômage.

Monique Lubin nous rappelait les termes de sa publication sur FB et relevait encore une fois tous les dangers de la réforme de l’assurance chômage.

En début de semaine, coup de tonnerre dans un ciel gris, l’UNEDIC publie une étude confirmant que la réforme de l’assurance chômage aura un impact négatif sur l’indemnisation d’un entrant sur deux lors de la première année de son application. Ainsi, comme le rapporte l’AFP, d’avril 2020 à mars 2021, parmi les 2,6 millions d’allocataires qui auraient ouvert un droit avec l’ancien système, ce sont jusqu’à 9% qui n’ouvriront plus de droits avec les nouvelles règles, et 41% qui verront leur situation impactée – que ce soit par une baisse de leur allocation journalière ou par une ouverture de droits retardée ou une durée de droits plus courte.
En même temps, le journal Les Echos titre ce 25 septembre : « L’exécutif promet aux entreprises 1 milliard d’impôts en moins en 2020 ». Dans le projet de loi de Finances pour 2020, serait ainsi programmée une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés qui interviendrait dans le même mouvement qu’une chasse aux niches fiscales qui se ferait certes au détriment de ces mêmes entreprises. Le montant de la baisse d’impôts ainsi prévue dépasserait celui des économies générées pour l’Etat par les coupes dans les niches fiscales dont bénéficient les entreprises.
Le taux d’impôt sur les sociétés passerait par exemple « de 33 % à 31 % pour les grandes entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 250 millions ».
A rapprocher de la modification, à partir d’avril 2020, de règles de calcul de l’indemnisation chômage jugées par l’exécutif trop favorables aux personnes travaillant de manière discontinue – c’est-à-dire majoritairement aux personnes subissant l’instabilité et la précarité.
A mettre également en parallèle avec une réforme de l’Assurance chômage visant au durcissement de l’ouverture des droits. Elle frappera singulièrement des personnes « plus jeunes que la moyenne des allocataires » avec « des droits plus courts » et « des salaires de référence plus faibles ».
Etrange manière de parier sur l’avenir. Je vous laisse juges.

Projet de réformes  des retraites

De l’avis de Monique Lubin , comme de Pierre Dharreville, cette réforme n’a rien d’urgent, le déficit du régime général étant de l’épaisseur du trait , de plus les cotisations sont bien des formes de salaires différés et font donc parti du contrat de travail initial.

De plus comme l’affirmait Catherine Perret , déléguée CGT sur «  28 minutes «  une légère augmentation du taux de cotisation permettrait de trouver rapidement l’équilibre.

Dernier point si je peux dire avec humour :  Le problème principal vient de la valeur du point que le gouvernement veut substituer aux années de cotisations pour calculer le montant des pensions de retraite.

Cette valeur du point, fixée en définitive par le Ministère des Finances sera donc variable et générera un facteur d’incertitude quant au montant de la pension.

Personne ne sera capable de prévoir exactement ce qu’il aura comme retraite d’où la porte ouverte aux fonds de pension pour celles et ceux qui pourront se l’offrir.

Le logement social dans les Landes

Maryline Perronne, directrice de XL Habitat, rappelait l’importance des actions menées dans les Landes, dans la gestion de plus de 10 000 logements sociaux répartis  sur 129 communes ;  à savoir l’attribution des logements aux ayants-droits et la maintenance des bâtiments.

En effet :

– les dépenses de logement constituent le premier poste de dépenses dans le budget des ménages.

– lorsque les loyers sont trop élevés et que l’on habite loin de son travail,  c’est la double peine pour les locataires car il faut ajouter les coûts d’utilisation d’un véhicule et supporter un sentiment de déclassement .

– les logements à faible loyer sont souvent situés dans des bâtiments anciens, donc des passoires énergétiques d’où triple peine pour les locataires.

Plus de détails par ce lien.

A l’occasion du 80ème Congrès des HLM, le PS rappelle la nécessité de maintenir et de faire vivre le modèle français de logement social face à la privatisation à bas bruit que met en place le gouvernement.

Plus de détails par ce lien.

Repas des producteurs

Nous sont proposés par les producteurs locaux, escalopes ou côtelettes de  veau sous la mère, magrets, farine paysanne semi-complète, vins du terroir, le tout dans une ambiance des plus conviviale.

Après les discours, il ne reste plus qu’à ranger et remercier toutes celles et ceux qui ont su encore une fois faire de cet événement une véritable fête.

Les anciens de la section de Labenne m’ont rappelé, avec un brin de nostalgie, que la première Fête de la Rose du nouveau Parti Socialiste issu du Congrès d’Epinay en 1971, a été organisé à Labenne, en 1975, sous l’égide d’Henri Scognamiglio, 1er secrétaire fédéral de l’époque.

Le secrétaire : Claude Descoubes

Le trésorier : Alain Dicharry